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Rallumez les hauts fourneaux !

Plus d’une cinquantaine de militants communistes se sont rassemblés  devant la préfecture de la Moselle ce vendredi 11 janvier à 17h30 pour exiger que l’Etat modifie sa politique industrielle et crée les conditions pour rallumer les hauts fourneaux de Florange.  Quelques instants plus tard, pendant que le préfet de Moselle présentait ses vœux, les nombreux invités ont pu entendre les slogans des manifestants dénonçant la complicité du gouvernement avec Mittal.

« L’avenir de la Lorraine passe par une autre politique industrielle, une politique qui s’appuie sur la production d’acier » a rappelé le sidérurgiste et maire communiste   d’Algrange, Patrick Peron.  1882 cartes Pétitions signées en Moselle ont été remises au Préfet qui, malgré son agenda, est venu à la rencontre des manifestants. En outre, plus de 2500 cartes pétitions ont été directement envoyées à l’Elysée par les signataires.  Des militants du parti de Gauche et de République et Socialisme ont participé à cette initiative.

 

Chers amis, chers camarades,

Bientôt 2 ans que la filière liquide est en arrêt provisoire, arrêt que Mittal veut définitif.

2 ans que les sidérurgistes refusent cette stratégie financière qui tourne le dos aux intérêts de notre pays.

Le redressement productif est-il compatible avec les fermetures d’outils industriels et les destructions massives d’emplois programmées par des patrons, le regard braqué sur le CAC40 ?

Arcelor Mittal Florange est devenu le symbole du combat du monde du travail opposé à la finance.

La lutte des classes saute aux yeux dans ce dossier. Il n’y a guère que les ministres actuels pour nier cette opposition.

Une étude du cabinet Syndex, expert mandaté par le comité d’entreprise européen d’Arcelor Mittal, fait la démonstration que le site de Florange est performant et rentable.

SECAFI, expert désigné par le comité central d’entreprises Arcelor Mittal Atlantique et Lorraine, arrive aux mêmes conclusions.

Enfin, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif commande un rapport qui conforte les études des 2 cabinets précédents. Le fameux rapport Faure qui, hélas, n’a inspiré ni le Président de la République ni le 1er Ministre.

Leur choix semble plus idéologique qu’économique.

Dès l’origine des luttes pour le maintien de la filière liquide, le PCF avait proposé que l’Etat intervienne, y compris par la nationalisation de la sidérurgie française.

Au moindre mal, la Fédération de Moselle du PCF avait signé la lettre à François Hollande et qui demandait la nationalisation temporaire du site de Florange, pour se donner le temps de bâtir un projet d’avenir qui passait par le redémarrage des hauts fourneaux.

Nous ne pouvons que constater que François Hollande reste dans la logique qui avait amené à la fermeture d’une grande partie de Gandrange.

L’accord Sarkozy-Mittal excluait un plan social et proposait à chaque salarié touché par l’arrêt du site, de retrouver un emploi dans d’autres usines du groupe.

330 millions d’€ étaient promis pour conforter le site de Florange. Cette somme est restée virtuelle.

L’accord Hollande-Mittal exclut un plan social et "promet" 180 millions d’€ d’investissements et comme pour Gandrange, avalise l’arrêt d’installation, en l’occurrence, la filière liquide.

Comment qualifier cette décision du Président de la République et de son gouvernement ?

Des syndicalistes ont parlé de trahison. La loi promise par le candidat Hollande sur le camion de la CFDT au portier de Florange, qui devait sauver Florange, est restée dans les tiroirs.

Les députés PS avaient déposé ce projet de loi lorsque la majorité était à droite. Il avait été rejeté.

"Maintenant" le pouvoir a changé de camp. Le PS dispose des pleins pouvoirs. Pourquoi cette loi n’est-elle pas en débat à l’Assemblée Nationale ? Les sidérurgistes jugeront.

En attendant, le combat n’est pas mort. La commission pilotée par l’ancien sous-Préfet est dans une impasse, de l’aveu des participants.

Comment peut-il en être autrement puisque sa seule mission est d’accompagner l’accord Hollande-Mittal, que rejettent l’intersyndicale et la population.

Les militants et élus communistes, et plus généralement ceux du Front de Gauche ne baissent pas les bras.
Tour à tour, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon sont venus à Florange avant Noël, non seulement pour apporter leur soutien, mais surtout pour affirmer que nos forces sont aux côtés des sidérurgistes pour continuer le combat.

Notre présence ici ce soir, pour remettre une pétition au Préfet, le prouve.

Nous ne sommes pas seulement solidaires mais acteurs dans cette lutte.

C’est pour cette raison que la campagne nationale contre l’austérité, menée par le Front de Gauche, va débuter à Metz le 23 janvier.

Les dirigeants du front de gauche animeront le 1er meeting au Palais des Congrès, à 19h30 pour lancer la campagne nationale contre l’austérité.  Nous voulons imposer une autre politique, une politique conforme aux attentes des salariés et de toute la population.  Vive le front de gauche bonne année aux luttes et aux mobilisations contre l’austérité.

Quand à nous, communistes de Moselle, ne lâchons rien !

Patrick Peron

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