Un grand évènement politique : c’est le commentaire autorisé pour qualifier le meeting du Front de Gauche de mercredi dernier à Metz. 3000 personnes venues de toute la Lorraine, selon les services de la mairie, ont participé à ce rassemblement. Ce chiffre dépasse les prévisions les plus optimistes des organisateurs qui s’attendaient certes à un succès, mais pas de cette ampleur. Plus de 14000 tracts ont été diffusés sur la seule agglomération messine en moins de 10 jours, devant les entreprises notamment. L’agglomération messine était recouverte d’affiches annonçant le meeting.
En accueillant 0scar Lafontaine, (dirigeant historique du SPD en Allemagne avant de fonder « die Linke ») et Jean Luc Mélenchon, Danielle Bori, dirigeante du PCF en Moselle a dressé le tableau d’une région qui a particulièrement souffert des politiques libérales.
Oskar Lafontaine a évoqué la politique de la chancelière Merkel en Allemagne et la nécessité de remettre en cause la politique européenne au service des marchés financiers.
Le candidat du front de gauche s’est adressé aux classes populaires le jour du sommet social décidé par le chef de l’Etat. Il a présenté plusieurs aspects de son programme et en particulier sa volonté de modifier la répartition des richesses.
Le candidat ne lâche rien dans sa détermination à être le porte-voix « d’une France belle et rebelle. » Dans ce département où les fermetures d’usines sidérurgiques, grippent l’économie, il n’hésite pas à attaquer le dirigeant d’Arcelor Mittal : « On n’a pas besoin de vous M. Mittal pour produire notre acier. » Et de se tourner vers la foule pour montrer la force que représente la classe ouvrière : « Vous êtes le nombre, 53% de la population active de ce pays est composée d’ouvriers et d’employés. Sans vous, rien n’est possible. Regardez-vous et soyez fiers de vous ! »
Le vote des ouvriers et des employés n'est pas la propriété de Marine Le Pen. C'est le message qu'a délivré Jean-Luc Mélenchon lors de ce meeting : « Ne vous abandonnez pas au parti de la haine (...) Ne vous laissez pas diviser d'après votre religion, votre couleur de peau, ou la région de vos ancêtres », a-t-il demandé ensuite. Sur le fond, il s'en est pris à l'imposture sociale de Marine Le Pen, dont le programme libéral n'a rien à voir avec ses promesses médiatiques. « Elle est farouchement opposée à l'encadrement des loyers. (...) Elle dit qu'il faut dégager de nouvelles recettes de TVA », et ne parle pas d’une revalorisation du SMIC ou des salaires. »
Le Front de gauche veut, à l’occasion des échéances électorales et au-delà, réduire le désenchantement de la classe ouvrière en promouvant des propositions dessinant une « gauche qui ne s’excuse pas d’être de gauche, qui se bat pour les acquis sociaux, qui ne lâche aucune conquête », clame Jean-Luc Mélenchon avant de répéter, sous les applaudissements , que le Front de gauche ne renoncera pas à la retraite à soixante ans.
La réussite de ce meeting va contribuer à amplifier la dynamique du Front de Gauche dans toute la Lorraine. « Nous entrons désormais dans une nouvelle phase de la campagne », comme le déclarait un participant au meeting.
le 21 janvier 2012
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